Le Festival est exceptionnel ? Sa coordinatrice aussi !

Aujourd’hui on vous présente Cécile Dubroca. A 22 ans, elle coordonne l’édition 2015 du festival Expresso depuis le mois de septembre. A l’image de l’évènement elle est jeune, engagée et dynamique ! Alors pour en savoir plus, on l’a interviewée !

 

cecile itw

 

  • Avant toute chose, j’aurais aimé savoir comment se passait l’organisation de l’édition 2015 du Festival Expresso?

Super bien ! J’ai une très bonne équipe derrière moi et une co-coordinatrice au top, donc je suis vraiment contente. Les inscriptions sont lancées et on a déjà 17 équipes pré-inscrites ! C’est génial.       

  • L’année dernière, le Festival a fêté ses 10 ans et beaucoup de surprises étaient au rendez-vous. Cette année qu’est-ce qui va changer ?

Tu aimerais bien savoir, hein ?

  •  Pour toi, qu’est-ce qui fera que l’édition 2015 sera réussie ?

Une bonne équipe, des participants qui reviennent parce qu’ils ont aimé les éditions précédentes, et qui seront donc au taquet… Et un super lieu !

  • Maintenant, parle-nous un peu de toi. Quel est ton parcours ?

Atypique, ma foi ! BAC L, prépa littéraire, un très rapide passage en fac d’anglais, un service civique à Jets d’encre, et pour l’année prochaine une formation type BAFD, mais plus approfondie. J’ai découvert l’éducation populaire grâce à Jets d’encre, avant ça n’était qu’une notion floue que j’entendais de temps en temps. Et je trouve ça génial, alors j’ai envie de travailler dedans. Avec les jeunes, toujours !

  • Peux-tu nous raconter ton histoire avec le Festival Expresso ?

Mon premier était en 2010 (sympa pour le coup de vieux), puis en 2011 au Zeugma. Depuis ma première fois, je rêvais d’être T-Shirt Rouge (sex-appeal oblige !). Et puis en 2013, après avoir quitté ma deuxième année de prépa en milieu d’année, j’ai intégré l’orga en tant que vidéaste, et je me suis investie dans d’autres aspects de l’organisation (mobilisation téléphonique, etc.). Ça m’a fait découvrir les valeurs de Jets d’encre. Puis, je me suis investie dans une deuxième année de mandat au Conseil d’Administration, et avec un Service civique de 9 mois. Puis j’ai recommencé Expresso en 2014 !

  • Comment es-tu devenue coordinatrice du Festival ?

L’année dernière, dans le cadre de ma mission de Service civique, j’ai coordonné les Rencontres Régionales des Journalistes Jeunes à Paris. C’est une journée de formation gratuite où on a eu environs 70 personnes. Ça m’a énormément plu. Et du coup, j’ai eu envie de passer au level up, soit Expresso ! Bon, ok, c’est vraiment pas la même chose ni le même investissement, surtout niveau temps. Mais c’est un projet que je trouve merveilleux et j’ai eu envie d’y apporter ma patte 🙂

  • Selon toi, qu’est-ce qui fait une bonne (ou un bon) coordinatrice (eur) ?

Une bonne organisation  de la structure de travail. En gros tout ce qui fait une bonne base pour que le reste de l’équipe s’y retrouve et puisse travailler facilement et efficacement. Répondre aux questions et essayer en amont d’anticiper pour que les gens ne soient pas perdus, qu’ils sachent où ils vont. Mais aussi de l’écoute. Il faut être attentif aux besoins du groupe, et des sous-groupes dans le groupe. C’est un travail minutieux, de compromis mais aussi d’affirmation, qui demande du temps.

Je pense qu’il faut surtout aimer faire ce que l’on fait, même les tâches ingrates.  Quand on voit une coordo qui s’éclate, on se dit que le projet est cool, et on part de bonne humeur ! Et ce que j’aimerais, c’est que tout le monde s’éclate, autant les participants que l’équipe d’orga.

  • Raconte-nous un de tes meilleurs souvenirs avec le Festival Expresso.

En 2010, mon premier Expresso. Ce n’est pas un souvenir précis, mais c’est l’impression, ce que j’ai ressenti en découvrant l’ambiance d’Expresso. Il faut le vivre pour comprendre ce que l’on ressent. Qu’on gagne ou qu’on perde, on s’en fout. Ce que l’on vit, c’est un moment unique. Et même si on le retrouve tous les ans, la première fois qu’on le vit, c’est vraiment… J’ai pas de mot en fait.

  • Enfin, que penses-tu avoir appris avec le Festival ?

J’ai appris qu’on pouvait produire quelque chose de bien, de sérieux tout en s’amusant, en rencontrant des gens, en dormant à même le sol (ou pas du tout), en se retrouvant à 7h du matin, après une nuit blanche, à avoir bouclé son journal et à s’asseoir dans la pelouse en se disant qu’on n’avait même pas remarqué qu’il faisait déjà jour… Et que les gens de toute la France sont contents d’être ensemble et de se rencontrer, d’échanger, de s’entraider.

  • Parmi tout ça qu’est-ce qui pourrait être utile à d’autres jeunes ?

AH MAIS TOUT ! Je pense que le concept d’Expresso peut se décliner pour différents types de projets, pas que pour la presse jeune. C’est un événement qui gagnerait à être plus connu (même si on en viendrait sûrement à devoir refuser beaucoup de monde si c’était le cas) pour ses valeurs, ce que l’on y fait, comment on le fait… C’est une expérience qui véhicule des valeurs de partage, de défense de sa liberté d’expression, de sa liberté d’être comme on est et de l’affirmer. Et les jeunes ne savent trop rarement que c’est écrit dans la loi qu’ils ont le droit à leur liberté d’expression.